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Guides · 5 min de lecture

Ce qu’un site de salon de coiffure doit contenir

Une cliente nouvelle a tout lu avant de pousser la porte : vos prix, vos horaires, vos avis, et la tête de vos balayages. Un site de salon de coiffure n’est pas une carte de visite. C’est la réponse, dans l’ordre, aux questions qu’elle se pose avant de réserver.

Samedi, neuf heures, une cliente que vous n’avez jamais vue

Elle pousse la porte, elle dit bonjour, elle a rendez-vous. Vous ne l’avez jamais vue, et pourtant elle sait déjà le prix de sa coupe, le prénom de la personne qui va s’occuper d’elle, et que vous faites le balayage qu’elle a vu sur une photo mardi soir. Elle a tout lu. Elle a réservé à vingt-trois heures, sur son téléphone, sans appeler.

Tout ce qu’elle a lu tenait sur quelques pages. Ce guide dit lesquelles, et dans quel ordre, parce que l’ordre est celui de ses questions.

La page d’accueil répond à trois questions

Qu’est-ce que vous faites, où, et comment on réserve. Dès le premier écran, avant de faire défiler : le nom du salon, le métier en un mot ou deux, la ville ou le quartier, et un bouton de réservation. Puis une photo qui montre le salon tel qu’il est, pas une banque d’images. Le reste de la page déroule les prestations, les avis, l’équipe et les horaires, mais ces trois réponses tiennent dans le premier écran d’un téléphone.

Ce que la page d’accueil ne doit pas faire : raconter votre passion sur trois paragraphes avant de dire où vous êtes. La cliente lira votre histoire plus tard, si elle en a envie. D’abord, elle veut savoir si elle est au bon endroit.

Les prestations, avec les mots des clientes et les prix

La page des prestations se lit comme une carte de restaurant : des familles claires (coupe, couleur, soin, coiffage, barbe), des noms que vos clientes emploient (« balayage », « patine », « lissage »), une durée, et un prix. Un prix « à partir de » quand il dépend de la longueur, avec la fourchette. L’absence de prix n’intrigue pas, elle inquiète : la cliente imagine le pire et réserve ailleurs.

Chaque prestation a son bouton de réservation, qui ouvre l’agenda sur cette prestation, avec sa durée déjà posée. Et les plus demandées sont mises en avant en haut de la liste, parce que la plupart des clientes viennent pour les mêmes trois choses.

Les horaires, l’adresse, le téléphone, sur chaque page

Les horaires exacts, jour par jour, avec les fermetures exceptionnelles, et les mêmes que sur votre fiche Google. L’adresse avec un lien qui ouvre le plan. Le téléphone cliquable, pour celles qui préfèrent appeler. Tout cela vit dans le pied de chaque page, parce qu’on ne sait jamais par quelle page la cliente arrive.

Un détail qui compte : l’accès. Le parking, l’arrêt de tram, l’escalier ou l’ascenseur, la poussette. Deux lignes qui évitent un appel et une arrivée en retard.

La réservation sous le pouce

La plupart des réservations se font le soir, sur un téléphone, après la fermeture. Le bouton de réservation doit donc être visible sans faire défiler, et rester accessible pendant la lecture. Il ouvre votre agenda, pas un annuaire : la cliente choisit la prestation, la personne, le créneau, laisse son nom et son téléphone, et reçoit une confirmation. Pas de compte à créer, pas d’application à installer.

Quand le créneau voulu est pris, le site propose le suivant, ou la liste d’attente. Il ne propose jamais le salon d’à côté. C’est la différence entre un site à votre nom et une page louée sur un annuaire, et c’est sur cette page que la différence se joue.

Les photos : les vôtres, récentes, et pas trop

Des photos de votre salon, de vos coiffures, de votre équipe si elle est d’accord. Pas de banque d’images : une cliente reconnaît en une seconde une photo achetée, et elle en conclut que le reste aussi est acheté. Des photos de moins d’un an, parce qu’un salon change. Et pas trop : six photos justes valent mieux que quarante photos moyennes.

Si vous publiez sur Instagram, les dernières photos peuvent s’afficher sur le site sans que vous ayez à les copier. Le site reste à jour, et le compte garde son rôle : montrer le geste.

Les avis, et ce qui ne sert à rien

Vos avis Google, les vrais, affichés sur le site avec leur date, et la note qui va avec. Choisis, oui, mais pas inventés : une cliente qui voit cinq avis parfaits sans date se méfie. Un avis mitigé avec une bonne réponse rassure plus qu’un avis parfait.

Ce qui ne sert à rien : la page « actualités » que personne ne mettra à jour, le compteur de visiteurs, la musique, la fenêtre qui demande l’e-mail avant de lire, et le paragraphe de mots-clés en bas de page. Ce qui sert, et qu’on oublie : une version en anglais pour les clientes de passage, un site qui se charge vite, et un nom de domaine à votre nom, pour que l’adresse sur votre vitrine soit la vôtre pour longtemps.

Votre site en une minute, gratuit à voir, 14 jours offerts en ligne.

Tapez le nom de votre salon. Si ça ne vous plaît pas, vous n’avez rien signé.